Réduire son empreinte numérique, c’est participer à l’effort collectif pour limiter notre impact sur l’environnement.

Les constats sont unanimes, il est temps que chacun prenne sa part. Personnellement je ne suis pas très branchée toilettes sèches au fond du jardin (l’hiver avec 80 cm de neige, ce n’est pas pratique) et départ en vacances à cheval (je n’ai malheureusement pas 2 mois devant moi). Alors au quotidien, j’essaye de vivre avec simplicité et de limiter ma consommation à mes besoins réels.

En tant que professionnelle j’estime avoir aussi ma part de responsabilité. Développer ma visibilité et celles de mes clients sur le web et utiliser des solutions en ligne (outil de gestion de projet, calendriers partagés, créateur visuel en ligne, Drive, …), mes activités ont fatalement un impact sur l’environnement. Car spoiler, le web c’est pas magique ! Tout ce qui est disponible sur le web est physiquement hébergé quelque part dans le monde, sur un serveur informatique d’une taille que vous ne pouvez même pas imaginer. Et qui consomme une énergie de dingue pour tourner et délivrer les données là où elles sont appelées.

Au fil du temps, j’ai mis en place quelques routines simples pour réduire son empreinte numérique, que je vous partage ici.

Faire le ménage régulièrement pour réduire son empreinte numérique

13 ans d’entrepreneuriat ça fait beauuucouuup de mails échangés, et encore plus de fichiers stockés. Au fur et à mesure que votre activité professionnelle va prendre de l’âge (oups pardon de l’expérience), faire le ménage régulièrement va devenir une absolue nécessité. A minima pour réussir à retrouver les données qui vous sont utiles, si l’argument de la nécessité environnementale ne vous parle pas encore.

Pour faire le ménage, il faut regarder sous les lits 😉 Ce que je check régulièrement : boites mails, fichiers stockés en ligne, articles périmés sur le blog, images inutilisés sur le site web… 

Nettoyer ses boites mails

Au quotidien ou presque : la boite de réception, la corbeille et le dossier des indésirables de mon adresse professionnelle principale.

Tous les 2 ou 3 mois : nettoyage en profondeur de mes différentes boites mails. Je supprime les accusés de réception qui n’ont plus d’importance, et surtout les messages qui n’ont pas ou plus de valeur à mes yeux, les promos temporaires, les invitations à des événements passés, les messages dont j’ai récupéré les pièces jointes…

Lorsqu’une mission est clôturée depuis plus de 6 mois, j’archive sur mon disque dur le dossier client qui contient les échanges mails que je souhaite conserver pour une nouvelle collaboration éventuelle. Puis je supprime ces messages de mon serveur mail.

Environ 2 fois par an, je trie la boite d’envoi de mon adresse mail professionnelle principale. On l’oublie trop souvent, mais elle contient aussi des dizaines de méga-octets de données qui vous n’avez pas forcément besoin de conserver.

Nettoyer la bibliothèque des médias de son site web

1 à 2 fois par an, je nettoie également la bibliothèque des médias du site web. Et je supprime les images qui ne sont plus utilisées sur le site.

Lorsque d’une refonte de site web, il est également utile de supprimer définitivement du site tous les articles de blog, pages et fichiers qui n’ont plus d’utilité sur la nouvelle version du site. Pour éviter de perdre le trafic lié à ces contenus, un lien de redirection peut être facilement installé.

 

Maîtriser le poids des images diffusées sur le web

Adapter le format des photos à ce que je vais en faire

Avant de déposer une image sur un site web, je réduis systématiquement les dimensions de l’image. Je choisis les dimensions qui correspondent à l’utilisation que je vais faire de l’image. Inutile de charger une immense image si je prévois de l’afficher à la taille d’un timbre poste 😉 Je réduis également son poids entre 50 et 150 Ko pour éviter la surcharge des serveurs.

sur les réseaux sociaux, je suis également vigilante à la taille et au poids des photos publiées.

Le cas particulier des vidéos

Concernant les vidéos et les formats de post dits viraux comme les stories, les reels… Avant de publier, je me pose toujours la question de l’utilité de la vidéo diffusée, ce qu’elle apporte comme valeur ajoutée au message, à l’image de la marque.

Tout ce que nous publions sur Internet est stocké physiquement quelque part. Et plus le taux d’équipement en ordinateur et téléphonie mobile augmente, plus le nombre d’utilisateurs des réseaux explosent, plus les marques investissent le digital, plus le volume de données à stocker physiquement quelque part devient dément. Je crois que c’est à chacun d’être vigilant et de se poser cette question de la nécessité à diffuser (et donc stocker quelque part) une vidéo.

Choisir un hébergement web en France

On n’y pense pas, mais choisir un hébergement web au Canada (comme je l’ai fait moi-même au début de mon aventure entrepreneuriale), même avec des engagements green, demande inévitablement plus d’énergie électrique pour faire tourner un site web dont l’activité est basée en France. Car entre vous (l’administrateur) et la machine sur laquelle le site est hébergée, il y a rien de mins qu’un océan à traverser…

Regardez. Les internautes auxquels nous nous adressons sont principalement basés en France et en Europe. Les données du site sont hébergées au Canada de l’autre côté de l’Atlantique. Et comme ce n’est pas magique, il faut de l’énergie pour envoyer une demande d’affichage du site au-dessus de l’océan et encore de l’énergie pour renvoyer la réponse de nouveau par-dessus ou par-dessous l’océan.
Beaucoup plus d’énergie c’est certain qu’en localisant mon site web en France, où je vis, je travaille et mes clients également. J’ai même poussé le bouchon jusqu’à choisir une solution implantée dans ma région Auvergne-Rhône-Alpes, au plus près de la majorité de mes internautes.

Conclusion

C’est à nous qui travaillons quotidiennement sur Internet d’adopter les gestes de base pour réduire notre empreinte numérique. A nous aussi qui connaissons l’impact environnemental des activités en ligne, de sensibiliser nos entourages pour que ce que chacun publie vaille vraiment la dépense énergétique et environnementale. A chacun de peser la balance bénéfice-inconvénient lorsqu’il envisage de publier du contenu sur le web.

Pour aller plus loin et mettre en place vos propres gestes écoresponsables, je vous invite à visiter le site de l’ADEME.